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📢COMMUNIQUÉ DE PRESSE
NOTRE HISTOIRE N’EST PAS UN TERRITOIRE FERMÉ
Elle est un patrimoine à transmettre
Le droit des familles roms, sinti et kalé (dont les racines ancestrales sont le sous-continent indien) à leur propre histoire.
Pourquoi vouloir transmettre l'histoire de ses propres familles serait-il considéré comme du « repli identitaire » ou du « conservatisme » ?
L'association MFVS défend un principe simple :
Nous ne revendiquons pas le monopole de notre histoire. Nous revendiquons le droit de participer à sa représentation.
Les familles roms, sinti et kalé ont leur propre histoire, leur origine, leur culture, leur généalogie et leur mémoire du Samudaripen.
Étudier l'histoire romani ne signifie pas exclure les autres populations.
Une association arménienne peut étudier les familles arméniennes.
Une association corse peut travailler sur l'histoire corse.
Une association peut être consacrée à la mémoire de la Shoah (Holocauste).
Une association peut être consacrée à une région, un département ou une ville
(Il suffit de faire une recherche sur le web pour se rendre compte qu’elles existent déjà)
Pourquoi devrait-il en être autrement pour les familles roms, sinti et kalé ?
Nous ne refusons ni la recherche, ni les historiens, ni les généalogistes, ni le dialogue mais pourquoi devrions-nous les solliciter alors qu'eux ne le font pas.
Nous demandons simplement que les familles concernées soient actrices de leur propre représentation, et non seulement objets de recherches ou de représentations produites par d'autres ou encore englobées parmi d'autres groupes. Beaucoup de structures utilisent le terme « Roms ou Roma » de façon générique en englobant les « gens du voyage », « nomades » ou « voyageurs » alors même que ces termes peuvent regrouper des personnes d'origines différentes. Ils ne constituent pourtant pas une seule ethnie. Ces structures utilisent aussi les symboles attribués à l’origine au peuple rom : le drapeau rom et l’hymne Gelem Gelem. On attribue donc ce qui caractérise un peuple ethnique à un ensemble de groupe d’origines distinctes – Pourquoi ?
Une histoire commune ne doit pas effacer les histoires particulières.
Notre position
Préserver ses origines n'est pas être conservateur.
Connaître son histoire n'est pas rejeter celle des autres.
L'autoreprésentation n'est pas l'exclusion.
Différencier n'est pas discriminer.
L’association MFVS appelle à une mémoire du Samudaripen construite avec les familles roms, sinti et kalé sédentaires ou voyageuses, dans le respect de leur identité, de leur patrimoine et de leur histoire propre.
« Ce qui est fait au nom des Roms sans les Roms est fait contre les Roms. »
Association Mémoire des Familles Victimes du Samudaripen – MFVS
(Illustration : photographie de 1910 - Fonds documentaire de l'association MFVS - Tous droits réservés.)
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#souverainetémémorielle #autoreprésentation #Samudaripen #mémoireroms #mémoireSinti #mémoireKalé #généalogie #MémoireFamiliale

Charte de la souveraineté mémorielle des familles victimes du Samudaripen
(Proposition éthique de l'Association Mémoire des Familles Victimes du Samudaripen (MFVS))
Préambule
Le Samudaripen constitue la mémoire des persécutions et du génocide subis par le peuple rrom (sinti-roma) sous le régime nazi et ses alliés.
Cette mémoire appartient au patrimoine universel de l'humanité.
Elle appartient également, de manière singulière, aux survivants, à leurs descendants et aux familles qui en assurent la transmission depuis plusieurs générations.
Parce que la mémoire est un héritage vivant, la MFVS affirme que les familles des victimes doivent être reconnues comme des acteurs essentiels de toute démarche historique, culturelle, pédagogique ou mémorielle les concernant.
La présente Charte propose les principes d'une souveraineté mémorielle des familles, entendue comme un engagement éthique en faveur d'une mémoire construite avec les descendants et non à leur place.
Article 1 – Le droit à l'autoreprésentation
Les familles rroms (sinti-roma) ont le droit de représenter elles-mêmes leur histoire, leur mémoire et leur patrimoine culturel dans toute démarche publique les concernant.
Aucune représentation durable ne peut prétendre parler au nom des familles sans reconnaître leur participation.
Article 2 – Le respect des descendants
Les descendants des victimes du Samudaripen doivent être considérés comme des partenaires légitimes des chercheurs, des institutions, des collectivités, des musées, des établissements d'enseignement, des associations et des médias.
Leur expérience familiale constitue une source mémorielle à part entière.
Article 3 – Une mémoire construite dans le dialogue
La recherche scientifique et les mémoires familiales poursuivent des objectifs complémentaires.
La coopération entre historiens, archivistes, anthropologues, généalogistes et descendants enrichit la connaissance historique et contribue à une transmission plus fidèle des faits.
Article 4 – Le respect de l'identité historique du peuple rrom
Les différents groupes rroms (sinti-roma) constituent un peuple historique dont les origines, la langue et ses différents dialectes, les cultures et les parcours doivent être respectés.
Les catégories administratives ou sociales ne sauraient effacer la diversité de l’identité unificatrice et citoyenne romani (sinti-roma) ni se substituer à son histoire.
Article 5 – Le respect de la mémoire familiale
Les arbres généalogiques, les photographies, les archives privées et les récits familiaux ne constituent pas uniquement des documents historiques.
Ils participent à la mémoire des familles.
Leur diffusion et leur utilisation doivent s'accompagner d'une réflexion éthique, d'un dialogue avec les descendants lorsqu'ils sont identifiés et d'un profond respect de leur histoire.
Article 6 – La distinction des mémoires
La mémoire des internements en France concerne plusieurs populations.
Cette histoire commune mérite d'être transmise dans toute sa richesse.
Toutefois, la mémoire du Samudaripen, en tant qu'histoire des persécutions et du génocide du peuple rrom (sinti-roma), doit conserver sa spécificité historique.
Une mémoire commune ne signifie jamais l'effacement des positionnements individuels.
Article 7 – La transmission
Les familles sont les premières gardiennes de la mémoire transmise entre les générations.
Cette transmission orale, culturelle et familiale constitue un patrimoine immatériel dont la valeur complète les archives publiques et les travaux scientifiques.
Article 8 – Une éthique de la coopération
La MFVS encourage une coopération fondée sur la confiance, l'écoute mutuelle, le respect des compétences de chacun et la reconnaissance de la place des descendants.
L'objectif n'est pas de limiter la recherche mais d'en renforcer la qualité humaine et historique.
Conclusion
La souveraineté mémorielle ne constitue ni un privilège, ni un monopole de l'histoire.
Elle exprime le droit des familles à demeurer les premières dépositaires de leur mémoire et à participer pleinement à sa transmission.
Parce qu'une mémoire juste ne peut être construite sans celles et ceux qui l'ont héritée, la MFVS appelle les institutions, les chercheurs, les associations, les généalogistes et les pouvoirs publics à reconnaître ce principe comme une exigence éthique fondamentale.
« Ce qui est fait au nom des Rroms sans les Rroms est fait contre les Rroms. »
« Rien sur nous sans nous ! » (Latin : Nihil de nobis, sine nobis)
Association Mémoire des Familles Victimes du Samudaripen (MFVS)
----------------------------
Approbation de la CHARTE–PROPOSITION ÉTHIQUE de la MFVS le 01 juillet 2026 par les membres du Bureau
Préambule
Le Samudaripen constitue la mémoire des persécutions et du génocide subis par le peuple rrom (sinti-roma) sous le régime nazi et ses alliés.
Cette mémoire appartient au patrimoine universel de l'humanité.
Elle appartient également, de manière singulière, aux survivants, à leurs descendants et aux familles qui en assurent la transmission depuis plusieurs générations.
Parce que la mémoire est un héritage vivant, la MFVS affirme que les familles des victimes doivent être reconnues comme des acteurs essentiels de toute démarche historique, culturelle, pédagogique ou mémorielle les concernant.
La présente Charte propose les principes d'une souveraineté mémorielle des familles, entendue comme un engagement éthique en faveur d'une mémoire construite avec les descendants et non à leur place.
Article 1 – Le droit à l'autoreprésentation
Les familles rroms (sinti-roma) ont le droit de représenter elles-mêmes leur histoire, leur mémoire et leur patrimoine culturel dans toute démarche publique les concernant.
Aucune représentation durable ne peut prétendre parler au nom des familles sans reconnaître leur participation.
Article 2 – Le respect des descendants
Les descendants des victimes du Samudaripen doivent être considérés comme des partenaires légitimes des chercheurs, des institutions, des collectivités, des musées, des établissements d'enseignement, des associations et des médias.
Leur expérience familiale constitue une source mémorielle à part entière.
Article 3 – Une mémoire construite dans le dialogue
La recherche scientifique et les mémoires familiales poursuivent des objectifs complémentaires.
La coopération entre historiens, archivistes, anthropologues, généalogistes et descendants enrichit la connaissance historique et contribue à une transmission plus fidèle des faits.
Article 4 – Le respect de l'identité historique du peuple rrom
Les différents groupes rroms (sinti-roma) constituent un peuple historique dont les origines, la langue et ses différents dialectes, les cultures et les parcours doivent être respectés.
Les catégories administratives ou sociales ne sauraient effacer la diversité de l’identité unificatrice et citoyenne romani (sinti-roma) ni se substituer à son histoire.
Article 5 – Le respect de la mémoire familiale
Les arbres généalogiques, les photographies, les archives privées et les récits familiaux ne constituent pas uniquement des documents historiques.
Ils participent à la mémoire des familles.
Leur diffusion et leur utilisation doivent s'accompagner d'une réflexion éthique, d'un dialogue avec les descendants lorsqu'ils sont identifiés et d'un profond respect de leur histoire.
Article 6 – La distinction des mémoires
La mémoire des internements en France concerne plusieurs populations.
Cette histoire commune mérite d'être transmise dans toute sa richesse.
Toutefois, la mémoire du Samudaripen, en tant qu'histoire des persécutions et du génocide du peuple rrom (sinti-roma), doit conserver sa spécificité historique.
Une mémoire commune ne signifie jamais l'effacement des positionnements individuels.
Article 7 – La transmission
Les familles sont les premières gardiennes de la mémoire transmise entre les générations.
Cette transmission orale, culturelle et familiale constitue un patrimoine immatériel dont la valeur complète les archives publiques et les travaux scientifiques.
Article 8 – Une éthique de la coopération
La MFVS encourage une coopération fondée sur la confiance, l'écoute mutuelle, le respect des compétences de chacun et la reconnaissance de la place des descendants.
L'objectif n'est pas de limiter la recherche mais d'en renforcer la qualité humaine et historique.
Conclusion
La souveraineté mémorielle ne constitue ni un privilège, ni un monopole de l'histoire.
Elle exprime le droit des familles à demeurer les premières dépositaires de leur mémoire et à participer pleinement à sa transmission.
Parce qu'une mémoire juste ne peut être construite sans celles et ceux qui l'ont héritée, la MFVS appelle les institutions, les chercheurs, les associations, les généalogistes et les pouvoirs publics à reconnaître ce principe comme une exigence éthique fondamentale.
« Ce qui est fait au nom des Rroms sans les Rroms est fait contre les Rroms. »
« Rien sur nous sans nous ! » (Latin : Nihil de nobis, sine nobis)
Association Mémoire des Familles Victimes du Samudaripen (MFVS)
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Approbation de la CHARTE–PROPOSITION ÉTHIQUE de la MFVS le 01 juillet 2026 par les membres du Bureau
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